Jules Cotte

Artiste entre minéral et couleur

Jules Cott est né le 5 décembre 1964 à Sens, en région Bourgogne. Dès son plus jeune âge, il est profondément marqué par la peinture : les couleurs, les formes, les mouvements suscitent en lui une résonance émotionnelle qu’il peine à expliquer. Peu après, sa famille s’installe dans le département du Gers où il passe son adolescence, en quête de lui-même.

À l’adolescence, il songe à intégrer une école d’art, mais, un an plus tard, décide de partir étudier le design de mode à Lille. C’est là qu’il signe son premier contrat avec un fabricant textile spécialisé dans le tissage jacquard. Déjà, il perçoit l’impact mystérieux de la couleur sur la psyché humaine — thème qui deviendra central dans sa démarche artistique.

Le véritable tournant pour Cotte intervient lors de sa découverte des chefs-d’œuvre du musée d’Orsay, où le saisissent particulièrement La Joie de vivre d’Henri Matisse et les toiles des Impressionnistes. Mais son « maître » incontesté de la couleur restera Vincent Van Gogh.

En 1990, Cotte se met à expérimenter des formes cubistes graphiques et des silhouettes de mode. C’est alors, sur les conseils d’un ami peintre, qu’il découvre une technique d’écriture plus fluide et organique, point de départ de son voyage philosophique et pictural.

Il se plonge alors dans l’abstraction, puisant son inspiration chez Paul Klee et Zao Wou-Ki. Ces artistes nourrissent sa conviction : l’art ne doit pas seulement refléter le visible, mais révéler les liens invisibles entre l’homme et la nature, entre la forme et le contenu.

Jules Cotte pratique une technique mixte inédite : huile de lin, pigments purs, mica, pyrite, plâtre, lapis-lazuli, calcites et fragments minéraux de toutes origines. Ces matériaux ne sont pas de simples supports : ils engendrent une chimie et une texture propres, générant mouvement et profondeur. Les couches de vernis successives accentuent la fluidité et la stratification du regard.

Pour Cotte, la peinture et le monde minéral sont indissociables. Dans chaque œuvre, il cherche à dévoiler la nature anthropomorphe du paysage : personnages et éléments naturels dialoguent dans un réseau complexe d’analogies et d’échos. Sa démarche s’appuie sur une ancienne cosmologie, où tout est interdépendant et se fait miroir.

En février 2017, la galerie La Clairière a eu l’honneur d’accueillir Jules Cotte lors d’une exposition. Depuis, elle suit régulièrement son travail.

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