Christine Lacour

Une peinture comme immersion dans l’infini maritime

Christine Lacour est une artiste française qui vit et travaille à Paris. Formée à l’École Nationale Supérieure de Nice – Villa Arson, puis à l’Institut Supérieur Européen de la Mode (ISEM – Paris), elle débute sa carrière dans le monde de la mode, en tant que styliste, avant d’enseigner les arts appliqués. Mais c’est la peinture qui constitue, depuis toujours, son véritable axe, sa respiration intime. Aujourd’hui, elle s’y consacre pleinement, en quête constante de profondeur et de transcendance.

Incertitudes du voyage – Uncertainties of the voyage, huile sur papier arche, 70×103 cm
Un univers artistique entre silence et tempête

La mer constitue la principale source d’inspiration de Christine. Mais pas la mer déchaînée, ni l’écume des vagues, ni les jeux de lumière sur l’eau : c’est plutôt la surface méditative, le moment où le ciel et l’océan se rejoignent, la ligne d’horizon comme frontière entre le réel et l’imaginaire. Ce n’est pas une simple image : c’est un état, une sensation, que l’artiste cherche à atteindre à travers le geste, la couleur, la transparence et la profondeur.

« La contemplation des grands espaces maritimes provoque chez moi un sentiment de plénitude, de liberté, de transcendance… »

C’est cette quête de liberté et de transcendance qui structure autant le style que le contenu de sa peinture.

Union sous marine – Underwater union, monotype, 30×40 cm
La mer comme métaphore et comme matière

Les toiles de Christine Lacour ne sont pas des illustrations de la mer, mais des immersions lentes dans son essence. Ce qui la fascine, ce n’est pas tant la surface de l’eau que ce qui se passe en dessous : le mouvement, le mystère, le vivant en transformation. Elle tente de transmettre l’insaisissable : le son des vagues, le goût du sel, le calme et la tempête, la densité et la légèreté.

Elle travaille sur toile, sur papier, sur métal ou autres supports, sans se fixer sur une seule matière. Ce qui prime, c’est le geste, l’énergie, la trace laissée par le corps, par le mouvement. C’est pourquoi les superpositions de couleurs, l’épaisseur des touches, la vibration de la matière deviennent les vecteurs principaux de l’expression. Dans sa peinture, on sent presque un rythme chorégraphique : nage, danse, éclat et silence.

Zones Dépassées, huile sur toile, 10×18 cm
Un dialogue avec d’autres formes d’art

Christine Lacour ne se limite pas à la peinture comme unique mode d’expression. Elle puise aussi son inspiration dans d’autres artistes, dans la musique, la poésie, le cinéma. Cette approche interdisciplinaire enrichit ses œuvres : on y perçoit non seulement une dimension visuelle, mais aussi sonore et tactile. C’est un art qui résonne dans le corps et les sens, qui immerge le spectateur dans un état de silence, de mouvement intérieur, de communion cosmique.

« La peinture de Christine Lacour fait croiser intimité et cosmos » – Antoine Vignal.

Le jour où le ciel était rose, huile sur papier marouflé, 30×40 cm


Un regard vers l’intérieur

L’œuvre de Christine Lacour est une invitation à s’arrêter et à regarder en soi. Un art où comptent les pauses, le silence, le souffle lent ; où le spectateur ne se contente pas de regarder, mais contemple, écoute, se dissout. Ses tableaux deviennent des espaces de méditation personnelle, une expérience de l’eau non seulement comme élément physique, mais comme symbole de l’inconscient, de la mémoire, du temps et de la pureté.

Loin de la côte, huile sur toile, 65×100 cm

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